Pakol Pachtoune - couvre chef en laine noire
Prix
14,29 €
19% de TVA incl., sans les frais de port.
Material: Wool

Le pakol est un chapeau Afghan en laine (laine de mouton, avec éventuellement des poils de chèvre ou de chameau). L'intérieur est doublé. La forme du pakol peut être adaptée en roulant la bordure de manière plus ou moins serrée.

Kausia on WikipediaLe pakol est le chapeau le plus populaire parmis les hommes du nord de l'Afghanistan. Il vient à l'origine de la zone frontalière afghano-pakistanaise vers le Nuristan et le nord du Pakistan : Chitral. Un chapeau ethnique Pachtoune à qui a été rendu populaire chez les Tajiks par l'alliance du Nord et son leader Ahmad Shah Massoud. Ce chapeau serait un héritage du passage d'Alexandre le Grand. Il a été le premier roi grec à porter la kausia, un chapeau à la forme similaire. Ce chapeau apparait sur des pièces de monnaie, des statues, des peintures et des mosaiques de l'époque. Ces régions de Nuristan et de Chitral, ou encore vers Dara e Nour sont d'ailleurs en partie peuplées de ces anciens grecs. La tribu Kalas à Chitral par exemple a conservé une partie du mode de vie grec de l'époque d'Alexandre, quelques mots proches du Grec de l'époque...

Le pakol existe en une variéte de couleurs: brun, noir, ivoire, vert, gris... et est éventuellement brodé.

Taille : environ 59-60cm
Le diamètre du pakol peut varier pour deux raisons :

  • ce n'est pas un produit industriel
  • en ajoutant des morceaux de tissu, de fines lanières, on augmente la taille du rouleau de bordure. On roule le pakol en s'aidant du genou.On peut donc adapter la taille du pakol.
     

Brand

ICIA

Hazer Gul propose avec ICIA des alternatives au travail forcé dans le secteur du tissage au Pakistan

Hazer Gul (le nom signifie Fleur du Moment) est né à Islampur, dans la province de Swat en 1976 d'une famille pauvre. Dès huit ans, il commence à collecter du bois pour aider sa famille.

A seize ans, il devient tisserand. Il travaille plus de neuf heures par jour pendant huit ans, mais ne parvient toujours pas à gagner suffisemment pour nourir sa famille. Il se rend compte à quel point les tisserands sont exploités par les grossistes, et comprend que la solution ne peut venir que des tisserands eux-mêmes. Le problème principal est que les producteurs sont payés en nouriture, et ne sont donc jamais capables d'économiser pour se mettre à leur compte. L'illétrisme, le manque de services publics, comme des écoles par exemple, ne fait qu'exacerber le problème...

Hazer Gul réussit malgré tout à s'en sortir, trouve un travail d'opérateur de pompe et en profite pour reprendre les études. En cherchant à améliorer l'approvisionnement en eau de son village, Hazer Gul crée une association locale. L'idée est de créer une prise de conscience des problèmes structurels de cette communauté locale et du statut de tisserand.


 

ICIA, Islampur, SwatFort de cette expérience, Hazer Gul crée Islampur Cottage Industries Association (ICIA) en 2004 pour les artisans des provinces de Swat et Khyber Pakhtunkhwa. Il parvient alors à suprimer le travail forcé pour le secteur du tissage dans une partie du Pakistan. Hazer Gul établit une prise de conscience du droit des travailleurs, de l'intérêt de se fédérer en une association et des besoins d'accès à l'éducation. Au lieu de diaboliser les grossistes, Hazer Gul à choisit de développer des solutions gagnant-gagnant pour abandonner le système du travail forcé.

En conséquence, il y a maintenant cinq mille métiers à tisser à Islampur au lieu de mille deux cent en 1998.

Vous trouverez plus d'information en anglais sur cette page